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    La peur de décevoir

    9 mois ago · · Commentaires fermés sur La peur de décevoir

    La peur de décevoir

    Depuis le début de mes accompagnements de coaching, j’ai remarqué qu’une peur revient souvent : la peur de décevoir. Cette dernière les impacts réellement et profondément la vie professionnelle et/ou personnelle de mes coachés. 

    La peur de décevoir réside donc chez plusieurs d’entres-nous. Que nous pousse-t-elle à faire lorsque nous ne l’écoutons pas ? Comment pouvons-nous l’apprivoiser ?

    C’est pour cela que j’ai décidé d’y consacrer cet article.

    Tout d’abord, voici les définitions proposées par le CNRTL pour le verbe décevoir : 

    A. Tromper, séduire par une apparence qui promet plus qu’elle ne donne. Synon. abuser, duper, leurrer.

    B. Causer à quelqu’un une déconvenue, un désappointement en ne répondant pas à son attente, à ses espoirs, ou à ses illusions. Décevoir l’attente, le désir de quelqu’un ; décevoir un rêve. 

    CNRTL

    La Peur : C’est une des 6 émotions primaires selon Paul Ekman. Son rôle est la prise de conscience d’une menace, d’un danger ou bien la reconnaissance de quelque chose d’inconnu. Elle sert à se protéger. 

    Puisqu’une émotion ne se contrôle pas alors autant l’apprivoiser et c’est tout l’objet de cet article.

    La peur de décevoir pousse souvent les personnes que je rencontre à vouloir à tout prix lire la satisfaction et le plaisir chez l’autre. Cela se produit aussi bien dans le cadre privé que dans un cadre plus professionnel.

    Décevoir l’autre est vécu comme quelque chose d’intolérable pour la personne qui a peur de décevoir. Cela implique aussi parfois une incompréhension et une certaine rigidité relative à l’incompréhension lorsque l’autre dit non, se désengage, ne se plie pas en 4 ou n’est pas aussi altruiste, perfectionniste, pour faire plaisir.

    La personne qui a peur de décevoir peut avoir la crainte d’être rejetée, de perdre sa valeur, d’être atteinte dans son identité, ou encore de ne plus être digne de confiance, de ne plus être considérée comme une personne aimable, etc. 

    Elle peut aussi croire que le bonheur des autres est ce qui la rend heureuse et que s’oublier pour les autres serait même louable et donnerait du sens à la  (sa) vie.

    N’oubliez pas que quelqu’un qui se sacrifie ne vit plus. Comment continuer d’aider si l’on ne vit plus ?

    Se dévouer à une cause, une relation, un projet est différent de se sacrifier pour ces derniers. 

    Aurore

    Lorsque je me dévoue je fixe mes limites. Lorsque je me sacrifie je prends le risque de tolérer l’intolérable et de m’oublier. Ce qui ne sera alors bon ni pour moi, ni bon pour la cause, la relation, le projet qui me tient à cœur. Cela m’éloigne donc de mon objectif et de mon intention de départ, aider. 

    Cela fait parfois conséquence à un manque de confiance en soi, à un manque d’estime de soi. Lorsque je ne me sens pas suffisamment à la hauteur, lorsque je ne m’aime pas assez alors je vais tout faire pour les autres dans l’idée d’être au moins un peu aimé et obtenir de la reconnaissance.  Ces mécanismes peuvent être inconscient, surtout quand ils font échos à une blessure que l’on ne souhaite pas spécialement conscientiser. 

    Par peur de lire la déception dans le regard ou la parole de l’autre (cf définition B.), la personne peut ainsi aller jusqu’à : 

    • Négliger ses propres besoins (repos, projets personnels, reconnaissance de son identité propre, financier, etc.)
    • Ne pas dire non même lorsqu’elle n’est pas disponible (physiquement, mentalement, émotionnellement) 
    • Oublier ses propres valeurs, ses propres envies, ses propres aspirations 
    • Rester dans un engagement qui finalement n’est plus tenable (relation familiale – amicale – amoureuse – professionnelle- loisirs, projets perso – pro – associatifs et loisirs) 
    • Ne pas oser parler de quelque chose qui lui arrive et qui est difficile pour elle
    • Faire des choix qui l’éloignent de sa mission de vie
    • Ne plus se sentir à sa place
    • Tomber malade
    • Se sentir déstabilisée
    • Se sentir perdue
    • Ne plus savoir qui elle est au fond d’elle
    • Mettre en péril sa propre dignité 

    Elle va alors adopter différents comportements et masques pour s’adapter toujours plus dans le but de rentrer dans les codes de ce qu’elle croit que l’autre attend. 

    Ne serait-elle pas en train d’adopter des comportements et de promettre plus qu’elle ne peut donner ?  (Cf définition A.) 

    Finalement la peur de décevoir ne conduirait-elle pas à la déception ? 

    A partir de cette prise de conscience, l’individu a le choix de : 

    • Continuer ainsi et de faire comme si ce n’était pas si grave de s’oublier, de ne pas s’arrêter malgré les alertes du corps 

    ou alors 

    • Se prendre en main et accepter qu’en effet il y a peut-être un souci dans sa façon de faire 

    En général les gens reconnaissent qu’il n’est jamais bon de laisser la peur guider ces choix. C’est d’ailleurs ce qu’il se passe lorsqu’on ne prend pas une émotion en compte. C’est elle qui dirige. C’est le fonctionnement du corps humain. Nier une émotion ne l’empêche pas d’exister, au contraire ça lui laisse le champ libre pour agir en back office. 

    Les émotions servent à s’adapter à ce qu’il passe, il est préférable de les prendre en compte lors d’une décision afin d’être sure qu’elles aient seulement la place que vous souhaitez leur accorder dans votre processus de décision et d’action.

    Concrètement ici, qu’est-ce que cela donnerait ? Pour y répondre, posez-vous ces questions en 10 étapes.

    1. Qu’auriez-vous peur de perdre si quelqu’un est déçu ? A qui appartient l’émotion de déception ? À vous ? À l’autre ? Au deux ? 
    2. Qui est déçu lorsque vous promettez plus que vous ne pouvez ou lorsque vous faites quelque chose qui ne prend pas en compte qui vous êtes au fond de vous ? Vous ? L’Autre ? Les deux ?
    3. Aimeriez-vous que les autres contrôlent vos émotions ? 
    4. Avez-vous le droit de contrôler ce que ressentent les autres ?
    5. Dire et faire ce que vous pensez vous empêche-t-il d’être quelqu’un de bienveillant ? De compétent ? De fiable ? Si un doute persiste, avez-vous pensez à apprendre une méthode de communication comme la CNV* ? 
    6. Qu’auriez-vous à gagner si les gens avec qui vous entrer en relations vous aimaient pour qui vous êtes réellement, c’est à dire avec vos qualités et vos défauts ? 
    7. Que pourriez-vous faire pour être satisfait de vos choix ? De vos engagements ? 
    8. Lorsque vous dites non, à quoi vous dites-vous oui ? 
    9. D’ailleurs lorsque l’on dit non, l’autre est-il forcément déçu ? Peut-être pas… pour le savoir autant lui demander, non ?
    10. Savez-vous à quoi servent l’assertivité, l’empathie et l’autocompassion ? 

    N’oubliez jamais que votre vie compte et que vous êtes la première personne qui doit apprendre à satisfaire vos propres besoins même si pour cela certains seront déçus. 

    Il est parfois mieux de décevoir pour qui nous sommes que de plaire pour ce que nous ne sommes pas. 

    Aurore

    Au fond les conséquences d’une déception ne sont pas toujours si graves. Parfois s’ouvrir à l’autre permet aussi d’envisager d’autres solutions.

    Permettre à l’autre de satisfaire lui-même ses besoins est aussi une façon de lui rendre un grand service. Apprendre l’autonomie, la responsabilité c’est une façon de lui rendre sa liberté. 

    Pour éclairer mon propos je vous conseille de regarder le film « Oui, mais ».

    Je me demande si comme le disait Oscar Wilde : « Soyez vous-même, les autres sont déjà pris » ne serait pas un des axes d’évolution. 

    Alors me direz – vous : Comment faire pour être soi-même ? 

    Peut-être que vous pourriez vous demandez quelles sont vos valeurs dans la vie ? Quelles sont vos besoins (physiques, émotionnels, spirituels, intellectuels  etc) ? 

    Dépendent-ils de vous ? Dépendent-ils des autres ?  

    Combien de fois décalez-vous la prise en charge de vos besoins par vous-même pour satisfaire ceux de quelqu’un d’autre ? 

    Est-ce ok pour vous ? 

    Du coup, de quoi auriez-vous besoin pour vous prendre en charge ? Que seriez-vous prêt à faire pour prendre soin de vous ?

    Si ces réponses vous semblent difficiles à trouver, ce qui est tout à fait possible lorsqu’on se sent perdu, vous pouvez demander de l’aide, des conseils auprès d’un professionnel de l’accompagnement.

    Pour conclure, rassurez-vous, il est tout à fait possible d’apprendre à se faire plaisir tout en continuant à faire plaisir à l’autre tout en étant à sa place et en répondant à sa mission de vie.

    * pour plus d’informations sur la CNV je vous recommande le site d’apprentie girafe et celui de Thomas D’Ansembourg

    Potentialiser les soins avec le coaching

    2 ans ago · · 0 comments

    Potentialiser les soins avec le coaching

    ( Temps de lecture 3 minutes )

    Potentialiser signifie optimiser l’effet. Pour exemple, certains médicaments comme le paracetamol sont souvent associés à d’autres pour en accentuer les effets.

    C’est en ce sens que mon coaching permet d’optimiser l’effet des soins dans le but d’en améliorer voir d’en décupler la performance. Il s’agira ici de donner les moyens à l’équipe (pluridisciplinaire soignante et patient) d’additionner efficacité et efficience.

    J’accompagne les étapes du changement. (voir mon article, se reconstruire)

    En travaillant en partenariat avec l’ensemble des protagonistes, le coaching permet à chacun de prendre sa place et de se donner plus de chance d’atteindre les objectifs de guérison, de réadaptation, de rééducation.

    Pour motiver et susciter l’engagement, il est nécessaire que la personne prenne conscience des motivations personnelles qu’elle peut avoir à respecter le protocole des soins.

    Lorsqu’une personne traverse une période durant laquelle sa santé est mise à mal, elle a tendance à adopter une posture de survie et non une posture proactive de croissance. Ce qui est tout à fait normal. Cependant lorsque nous souhaitons aller mieux, il est nécessaire de se sentir acteur de sa vie surtout lorsque la maladie, l’invalidité surviennent.

    Mon travail de coach, va permettre à la personne dite « malade » de se voir de nouveau dans sa globalité et non sous le prisme unique de la maladie/ du handicap. Ceci dans l’optique d’ajuster sa vie à sa nouvelle réalité.

    Pour quoi cela est-il si important ?

    Les neurosciences nous le prouvent. ( Source : les talents cachés de votre cerveau au travail de Bernard Anselem et Emmanuelle Joseph-Dailly)
    Notre cerveau a besoin de savoir que l’effort qu’il va fournir pour aller mieux sera à la hauteur de l’énergie qu’il dépense. Sinon il préfèrera l’économie de l’inaction.

    Ainsi, il est important que la personne retrouve des motivations profondes et propres à elle pour passer à l’action et ainsi s’engager dans ses soins, ses traitements. A défaut, le cerveau cherchera et trouvera les freins pour ne pas agir ni suivre les prescriptions ou les conseils qui peuvent lui être prodigués.

    Le coaching est un des éléments qui peut améliorer l’observance thérapeutique.

    Mes séances de coaching consistent donc, suite à la création d’un bon rapport avec le coaché (qui peut être assimilé à l’alliance thérapeutique), à aller chercher ses motivations profondes et personnelles.

    En fonction de son profil, je mets en place différentes techniques et exercices pour définir et accompagner la personne vers l’atteinte de ses objectifs.

    Pour cela, je dispose d’outils, de méthodes tels que :

    • La Programmation neuro linguistique (P.N.L)
    • La Communication non Violente (C.N.V)
    • L’Analyse transactionnelle
    • La sophrologie
    • De techniques pour lever les freins et croyances limitantes
    • La gestion des émotions
    • La gestion du stress

    Afin de choisir le bon outil, il est important de bien définir d’abord qu’elle est l’émotion se cachant derrière le comportement déclenché. En effet, les comportements générés par les émotions sont différents pour chacun d’entre-nous.

    « La connaissance scientifique (…) ne peut ni surmonter, ni supprimer la structure potentialisante de la perception ». SARTRE

    C’est pour cela que je suis convaincue qu’en mutualisant la connaissance médicale, scientifique et le travail de coaching, nous atteindrons un objectif commun : l’amélioration de la qualité de vie de la personne que nous accompagnerons.  

    Se Reconstruire ?

    2 ans ago · · Commentaires fermés sur Se Reconstruire ?

    Se Reconstruire ?

    Une période de reconstruction est la nouvelle façon de se représenter sa vie lorsque celle-ci a été fortement chamboulée et provoque de nombreuses instabilités sur les plans physique, psychique, émotionnel et spirituel.

    Elle doit être temporaire, d’où l’importance de la période. Elle dure plus ou moins longtemps selon le problème et la vision de son problème qu’a la personne.

    Ainsi on retrouvera les bouleversements liés au domaine professionnel, à la maladie, aux deuils, aux accidents.

    Dès lors que nous devons nous reconstruire, il est important de prendre en compte les différentes phases et postures qui vont se succéder.

    Lorsque nous faisons face à des changements et à des deuils nous passons souvent suite au choc de l’évènement par :

    • Du déni
    • De la colère
    • De la peur
    • Une phase de remise en question avec parfois des larmes

    Puis viennent :

    • L’acceptation
    • La découverte du sens de cet évènement
    • Le cadeau caché qui peut apparaître
    • Le passage à l’action dans votre nouvelle vie.

    La période de reconstruction comprend toutes ses étapes du choc à l’engagement.

    Voici les questions / remarques que peuvent se poser mes coachés :

    « Depuis que nous sommes séparés j’ai la sensation de ne plus avoir de vie »

    « Comment faire pour redonner du sens à ma vie, je me sens handicapé(e) et j’ai des difficultés à me voir autrement ? »

    « J’ai envie de passer à autre chose et en même temps j’ai peur de me lancer »

    « Comment faire pour retrouver confiance en moi et chercher un nouveau job où je me sente à ma place ? »

    « Comment sortir de cette relation toxique avec mon partenaire, mes collègues / mon patron, un membre de ma famille ? »

    Voici différentes questions / remarques que peuvent se poser mes coachés professionnels paramédicaux / médicaux :

    « Comment accompagner mon patient dans toutes les phases des changements auquel il fait face. »

    « Je me sens démunie lorsqu’il / elle pleure en séance »

    « J’aimerais comprendre ce qu’il se passe pour mon patient. »

    Mon travail de coach consiste à vous accompagner dans toutes ses phases et de vous permettre de passer d’une posture dite réactive de survie (l’adaptation) à une posture proactive de croissance (l’ajustement).

    Il est tout à fait normal de s’adapter voir de se suradapter pour certains afin de faire face à la situation non choisie et à toutes les contraintes que cela engendre.

    Ici, il s’agira de prendre le temps de se poser, de discuter, de réfléchir ensemble aux nouvelles opportunités qui pourraient alors se présenter à vous et de les saisir pour donner de nouveau du sens à votre existence.

    Qu’est-ce que le coaching pour et avec le Cabinet d’Aurore?

    2 ans ago · · 0 comments

    Qu’est-ce que le coaching pour et avec le Cabinet d’Aurore?

    Tout d’abord, « To coach » vient de « coche » en français qui signifie meneur et qui vient de « Kocsis » en hongrois signifiant diligence.

    Le coach écoute, apprend et donne des techniques. Il permet à une personne de définir et mettre en place des actions afin d’atteindre ses objectifs de vie qu’ils soient personnels ou professionnels.

    Ce spécialiste est parfois affilié à un guide et il peut être un point de repère pour un temps donné. En effet, un coaching comprend plusieurs séances, en moyenne entre 6 et 10 séances.
    Apprivoiser vos nouvelles perceptions se fait sur quelques mois afin d’optimiser votre réussite et la rendre pérenne. Pour cela, un plan de coaching sera défini entre le coach et le coaché.

    Ma vision du métier est de permettre aux personnes que j’accompagne d’être ressourcées et de développer pleinement leur potentiel dans les aspects de leur vie où ils en ressentent le besoin et l’envie.

    Je crois profondément que chaque expérience est porteuse de sens et est apprenante.

    Je crois que chacun(e) d’entre nous peut dépasser ses proposes croyances limitantes et accroitre ses capacités.

    Ainsi mes coachings sont basés sur l’écoute-active, le questionnement. Je souhaite vous permettre d’être en réflexion. Je suis humaniste et je pense que pour trouver votre équilibre, il est important de vous remettre au centre de votre questionnement. L’idée est que ce qui sortira de nos analyses sera fertile.

    S’interroger, développer votre créativité et agir vous donneront les clefs pour votre liberté.

    Je suis spécialisée sur le coaching comme second souffle, lors d’une période reconstruction.

    Le Cabinet d’Aurore vous accompagne à traverser une période de changement (maladie, accident, séparation, bouleversement professionnel).

    Les différentes questions que peuvent se poser mes coachés :

    « Je ne sais pas comment accepter les conséquences de cet accident sur ma vie car je n’ai rien demander et je trouve cela injuste. »

    « Je ne suis pas motivé dans ma rééducation. »

    « Je voudrais limiter l’impact du stress sur mes douleurs. »

    « Je voudrais retrouver confiance en moi et trouver un travail qui a du sens. »

    « Je voudrais apprendre à gérer mes émotions et moins me laisser envahir. »

    « Je voudrais comprendre pourquoi cette situation se répète. »

    Mon travail consistera à vous autoriser à porter un nouveau regard sur votre situation, sur le monde qui vous entoure.

    Faire Renaître la possibilité d’un nouvel horizon, le vôtre, sera notre mission commune.

    Aurore