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    La peur de décevoir

    7 jours ago · · 0 comments

    La peur de décevoir

    Depuis le début de mes accompagnements de coaching, j’ai remarqué qu’une peur revient souvent : la peur de décevoir. Cette dernière les impacts réellement et profondément la vie professionnelle et/ou personnelle de mes coachés. 

    La peur de décevoir réside donc chez plusieurs d’entres-nous. Que nous pousse-t-elle à faire lorsque nous ne l’écoutons pas ? Comment pouvons-nous l’apprivoiser ?

    C’est pour cela que j’ai décidé d’y consacrer cet article.

    Tout d’abord, voici les définitions proposées par le CNRTL pour le verbe décevoir : 

    A. Tromper, séduire par une apparence qui promet plus qu’elle ne donne. Synon. abuser, duper, leurrer.

    B. Causer à quelqu’un une déconvenue, un désappointement en ne répondant pas à son attente, à ses espoirs, ou à ses illusions. Décevoir l’attente, le désir de quelqu’un ; décevoir un rêve. 

    CNRTL

    La Peur : C’est une des 6 émotions primaires selon Paul Ekman. Son rôle est la prise de conscience d’une menace, d’un danger ou bien la reconnaissance de quelque chose d’inconnu. Elle sert à se protéger. 

    Puisqu’une émotion ne se contrôle pas alors autant l’apprivoiser et c’est tout l’objet de cet article.

    La peur de décevoir pousse souvent les personnes que je rencontre à vouloir à tout prix lire la satisfaction et le plaisir chez l’autre. Cela se produit aussi bien dans le cadre privé que dans un cadre plus professionnel.

    Décevoir l’autre est vécu comme quelque chose d’intolérable pour la personne qui a peur de décevoir. Cela implique aussi parfois une incompréhension et une certaine rigidité relative à l’incompréhension lorsque l’autre dit non, se désengage, ne se plie pas en 4 ou n’est pas aussi altruiste, perfectionniste, pour faire plaisir.

    La personne qui a peur de décevoir peut avoir la crainte d’être rejetée, de perdre sa valeur, d’être atteinte dans son identité, ou encore de ne plus être digne de confiance, de ne plus être considérée comme une personne aimable, etc. 

    Elle peut aussi croire que le bonheur des autres est ce qui la rend heureuse et que s’oublier pour les autres serait même louable et donnerait du sens à la  (sa) vie.

    N’oubliez pas que quelqu’un qui se sacrifie ne vit plus. Comment continuer d’aider si l’on ne vit plus ?

    Se dévouer à une cause, une relation, un projet est différent de se sacrifier pour ces derniers. 

    Aurore

    Lorsque je me dévoue je fixe mes limites. Lorsque je me sacrifie je prends le risque de tolérer l’intolérable et de m’oublier. Ce qui ne sera alors bon ni pour moi, ni bon pour la cause, la relation, le projet qui me tient à cœur. Cela m’éloigne donc de mon objectif et de mon intention de départ, aider. 

    Cela fait parfois conséquence à un manque de confiance en soi, à un manque d’estime de soi. Lorsque je ne me sens pas suffisamment à la hauteur, lorsque je ne m’aime pas assez alors je vais tout faire pour les autres dans l’idée d’être au moins un peu aimé et obtenir de la reconnaissance.  Ces mécanismes peuvent être inconscient, surtout quand ils font échos à une blessure que l’on ne souhaite pas spécialement conscientiser. 

    Par peur de lire la déception dans le regard ou la parole de l’autre (cf définition B.), la personne peut ainsi aller jusqu’à : 

    • Négliger ses propres besoins (repos, projets personnels, reconnaissance de son identité propre, financier, etc.)
    • Ne pas dire non même lorsqu’elle n’est pas disponible (physiquement, mentalement, émotionnellement) 
    • Oublier ses propres valeurs, ses propres envies, ses propres aspirations 
    • Rester dans un engagement qui finalement n’est plus tenable (relation familiale – amicale – amoureuse – professionnelle- loisirs, projets perso – pro – associatifs et loisirs) 
    • Ne pas oser parler de quelque chose qui lui arrive et qui est difficile pour elle
    • Faire des choix qui l’éloignent de sa mission de vie
    • Ne plus se sentir à sa place
    • Tomber malade
    • Se sentir déstabilisée
    • Se sentir perdue
    • Ne plus savoir qui elle est au fond d’elle
    • Mettre en péril sa propre dignité 

    Elle va alors adopter différents comportements et masques pour s’adapter toujours plus dans le but de rentrer dans les codes de ce qu’elle croit que l’autre attend. 

    Ne serait-elle pas en train d’adopter des comportements et de promettre plus qu’elle ne peut donner ?  (Cf définition A.) 

    Finalement la peur de décevoir ne conduirait-elle pas à la déception ? 

    A partir de cette prise de conscience, l’individu a le choix de : 

    • Continuer ainsi et de faire comme si ce n’était pas si grave de s’oublier, de ne pas s’arrêter malgré les alertes du corps 

    ou alors 

    • Se prendre en main et accepter qu’en effet il y a peut-être un souci dans sa façon de faire 

    En général les gens reconnaissent qu’il n’est jamais bon de laisser la peur guider ces choix. C’est d’ailleurs ce qu’il se passe lorsqu’on ne prend pas une émotion en compte. C’est elle qui dirige. C’est le fonctionnement du corps humain. Nier une émotion ne l’empêche pas d’exister, au contraire ça lui laisse le champ libre pour agir en back office. 

    Les émotions servent à s’adapter à ce qu’il passe, il est préférable de les prendre en compte lors d’une décision afin d’être sure qu’elles aient seulement la place que vous souhaitez leur accorder dans votre processus de décision et d’action.

    Concrètement ici, qu’est-ce que cela donnerait ? Pour y répondre, posez-vous ces questions en 10 étapes.

    1. Qu’auriez-vous peur de perdre si quelqu’un est déçu ? A qui appartient l’émotion de déception ? À vous ? À l’autre ? Au deux ? 
    2. Qui est déçu lorsque vous promettez plus que vous ne pouvez ou lorsque vous faites quelque chose qui ne prend pas en compte qui vous êtes au fond de vous ? Vous ? L’Autre ? Les deux ?
    3. Aimeriez-vous que les autres contrôlent vos émotions ? 
    4. Avez-vous le droit de contrôler ce que ressentent les autres ?
    5. Dire et faire ce que vous pensez vous empêche-t-il d’être quelqu’un de bienveillant ? De compétent ? De fiable ? Si un doute persiste, avez-vous pensez à apprendre une méthode de communication comme la CNV* ? 
    6. Qu’auriez-vous à gagner si les gens avec qui vous entrer en relations vous aimaient pour qui vous êtes réellement, c’est à dire avec vos qualités et vos défauts ? 
    7. Que pourriez-vous faire pour être satisfait de vos choix ? De vos engagements ? 
    8. Lorsque vous dites non, à quoi vous dites-vous oui ? 
    9. D’ailleurs lorsque l’on dit non, l’autre est-il forcément déçu ? Peut-être pas… pour le savoir autant lui demander, non ?
    10. Savez-vous à quoi servent l’assertivité, l’empathie et l’autocompassion ? 

    N’oubliez jamais que votre vie compte et que vous êtes la première personne qui doit apprendre à satisfaire vos propres besoins même si pour cela certains seront déçus. 

    Il est parfois mieux de décevoir pour qui nous sommes que de plaire pour ce que nous ne sommes pas. 

    Aurore

    Au fond les conséquences d’une déception ne sont pas toujours si graves. Parfois s’ouvrir à l’autre permet aussi d’envisager d’autres solutions.

    Permettre à l’autre de satisfaire lui-même ses besoins est aussi une façon de lui rendre un grand service. Apprendre l’autonomie, la responsabilité c’est une façon de lui rendre sa liberté. 

    Pour éclairer mon propos je vous conseille de regarder le film « Oui, mais ».

    Je me demande si comme le disait Oscar Wilde : « Soyez vous-même, les autres sont déjà pris » ne serait pas un des axes d’évolution. 

    Alors me direz – vous : Comment faire pour être soi-même ? 

    Peut-être que vous pourriez vous demandez quelles sont vos valeurs dans la vie ? Quelles sont vos besoins (physiques, émotionnels, spirituels, intellectuels  etc) ? 

    Dépendent-ils de vous ? Dépendent-ils des autres ?  

    Combien de fois décalez-vous la prise en charge de vos besoins par vous-même pour satisfaire ceux de quelqu’un d’autre ? 

    Est-ce ok pour vous ? 

    Du coup, de quoi auriez-vous besoin pour vous prendre en charge ? Que seriez-vous prêt à faire pour prendre soin de vous ?

    Si ces réponses vous semblent difficiles à trouver, ce qui est tout à fait possible lorsqu’on se sent perdu, vous pouvez demander de l’aide, des conseils auprès d’un professionnel de l’accompagnement.

    Pour conclure, rassurez-vous, il est tout à fait possible d’apprendre à se faire plaisir tout en continuant à faire plaisir à l’autre tout en étant à sa place et en répondant à sa mission de vie.

    * pour plus d’informations sur la CNV je vous recommande le site d’apprentie girafe et celui de Thomas D’Ansembourg

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