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    La petite Coccinelle qui ne pouvait plus s’empêcher de s’empêcher.

    10 mois ago · · 0 comments

    La petite Coccinelle qui ne pouvait plus s’empêcher de s’empêcher.

    Il était une fois, une petite coccinelle dont la carapace était en forme de cœur. Elle avait très envie de découvrir les trésors cachés du monde et de la vie.

    Seulement, nourrisson ses pleurs étaient déjà trop fort ou pas assez, jamais suffisant.

    En grandissant, elle entendait toutes ses phrases :

    « Ne bouge pas trop » ou bien au contraire « tu ne bouges pas assez »

    « Sois plus discrète » ; « n’existe pas » ; « chut tais-toi »

    « Sois plus drôle » ; « ris aux éclats » ; « pas trop fort voyons, empêche-toi »

    « Sois plus polie » ; « ne te fais pas trop remarquer » ; « souris encore un peu » ; « oui nan mais c’est trop là »

    Lors d’un dîner chez ses parents, leurs amis leurs ont demandé ce qu’elle avait car ils trouvaient qu’elle ne parlait pas assez.

    Alors ne sachant que faire, elle écouta encore, voulant s’adapter, voulant être aimer. Elle aurait remué ciel et terre pour faire plaisir et être reconnue comme la merveilleuse coccinelle qu’elle était.

    Alors, c’est ainsi que sa vie continua :

    « Cultive-toi, fais la conversation »

    « Croise tes ailes »

    Les gens demandaient alors à son entourage : est-elle toujours célibataire ? 

    Alors les injonctions continuaient :

    « Tes ailes, Décroise-les »

    « Là, c’est trop. Hum puis non pas assez. »

    Si bien qu’elle finit par être gênée lorsqu’un rire ou une larme s’échappait, qu’elle n’avait pu empêcher, qu’elle n’avait pu contrôler ni retenir à l’intérieur de sa carapace.

    Ça y est la graine avait germé, plus besoin de le lui dire, elle savait le faire seule. Elle savait désormais s’empêcher. Elle ne savait plus oser ni être spontanée.

    Petite coccinelle réfléchissait beaucoup lors de ces diverses envolées. Elle m’a compté pour vous un extrait de ses ruminations, de ses souffrances :

    Est-ce que j’ai trop fait, trop dit, trop ri ou pas assez ?
    Je me sens rejetée, c’est normal je ne suis jamais assez.
    Je ne me sens presque pas suffisante. Alors, quand quelqu’un vient à ma rencontre soit je le rejette soit je le laisse rentrer.
    Rentre un peu trop ou pas assez. Pendant que je réfléchis, il continue de rentrer.
    Ça me fait mal.
    Vous voyez de quoi je voudrais parler ?
    Non vous ne le voyez pas car je ne parle pas. Je me dis qu’il ne faudrait pas que je sois trop ou bien pas assez.
    Alors je m’empêche de souffrir, de rire, de dire, d’aimer.

    Je crois que je finis même par m’empêcher de vivre.

    C’est recroquevillée qu’elle alla se coucher une nouvelle fois.

    Pourtant, comme vous et moi le savez et même si elle l’avait mise de côté, à l’intérieur de son cœur, tout au fond bien caché, il y existe une étincelle de vie.

    Un jour, lors d’une ballade au bord de la mer, son amie lui avait même demandé :

     » Cocci, à quoi ressemble-t-elle ton étincelle de vie ? Quelles sont ses couleurs ? Est-ce qu’elle fait du bruit le jour ou seulement la nuit ? Et la chaleur de cette étincelle, est-ce qu’à toi aussi elle te fait bien ? »

    C’est ainsi qu’elle se rappela qu’elle aussi l’avait. En effet, elle savait depuis toujours que nous sommes toutes et tous nés avec.
    Cette étincelle est la raison même de la vie et il lui suffisait seulement de s’y reconnecter.

    Comme à son habitude, elle rentra chez elle en fin d’après-midi. Elle alla se coucher avec une pointe de colère, elle ne voulait plus être considérée comme une empêchée. Elle ne voulait plus s’empêcher. Les injonctions de sa famille ne constituaient pas son identité.

    Elle voulait se reconnecter si fort à son étincelle car elle le savait maintenant que c’était à elle seule de réveiller son souffle de vie.

    Le lendemain, sans savoir comment ni pourquoi, elle se sentait beaucoup plus légère. Elle était devenue cette coccinelle qu’elle avait toujours rêvé d’incarner.

    Elle expérimenta cette nouvelle version d’elle-même. Elle testa des voyages un peu plus loin. Elle rencontra d’autres coccinelles.

    Elle savait quand ouvrir ses ailes et quand les refermer. Elle savait se préserver, elle savait s’autoriser. Elle avait appris à choisir.

    Si vous aviez vu son sourire. Si vous l’aviez vu réaliser ses rêves, vous auriez probablement chercher à faire comme elle.

    Petite Coccinelle était devenue grande. Elle était en sécurité avec elle-même. Elle existait pleinement.

    Et surtout, elle était vivante.

    En déployant ses ailes, libérée de sa carapace, elle avait ouvert son cœur.

    Aurore

    Tags: , , , Categories: histoire

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